Une des premières raisons d’assurer son animal est de protéger sa santé. L’assurance santé animale permet le remboursement des frais découlant d’un accident ou d’une maladie. Ainsi, comme l’explique Olivier Grangier, expert dans le domaine, «les propriétaires couverts n’hésitent plus à emmener leur animal chez le vétérinaire et leur offrent ainsi de meilleurs soins».

Ce type de couverture n'a rien d'obligatoire, mais le coût de certaines interventions vétérinaires et celui des traitements, parfois à vie, peuvent constituer un problème. Beaucoup d’abandons sont encore dus au fait de ne pas pouvoir prendre en charge financièrement les soins vétérinaires. Suite à un accident, une opération peut vite se chiffrer en plusieurs milliers de francs et dans certains cas l’euthanasie est préférée à des soins coûteux.

Ce qu’il faut vérifier

Il s’agit moins d’être fataliste que prévoyant: un animal peut vivre longtemps et en bonne santé, mais certaines races de chiens et de chats sont plus fragiles que d'autres. Elles peuvent présenter des prédispositions à certaines pathologies et méritent davantage de surveillance. Comme tous les animaux ne sont pas égaux face à la maladie, les assurances s’adaptent et proposent des contrats sur mesure: pour le maître qui a besoin d’emmener régulièrement son animal chez le vétérinaire ou par exemple, pour celui qui souhaite uniquement être couvert en cas de coup dur.

Il ne faut pas à hésiter à comparer les assurances pour trouver celle qui correspond le mieux à chaque situation et, comme le conseille Olivier Grangier, faire attention aux termes de votre contrat: «En effet, certaines couvertures ne sont pas effectives dès la signature du contrat. Elles comportent un délai de carence. Cela permet de vérifier l’état de santé de l’animal au moment de la souscription.»

Il faut aussi savoir qu’une assurance ne refusera pas un animal qui est déjà malade ou accidenté. En revanche, les maladies déjà existantes et ce qui pourrait en résulter ne seront pas nécessairement prises en charge.

Dans le cas précis d’une maladie chronique qui nécessite un traitement à vie, il faudra aussi être vigilant à ce que l’assurance n’impose pas une limite dans le temps car certains assureurs arrêtent de participer aux frais au bout de 3 mois. A cela s’ajoutent les limites d'âge, d'où l'importance, quand on souhaite protéger son chien ou son chat, de l'assurer le plus tôt possible.

Faites des économies

Il est important de savoir que l’on ne se ruine pas avec une assurance pour chien et chat, «les couvertures sont très accessibles, souligne M. Grangier et le calcul doit tenir compte d’une réalité: les soins vétérinaires sont de plus en plus chers en raison des progrès faits dans ce domaine.»

Aujourd’hui, nos animaux ont accès à des interventions et à des moyens de traitement qui n’existaient pas avant. Assurer son animal, en plus de le protéger, permet donc sans aucun doute de faire des économies.»