Vous animez plusieurs émissions de télévision, à quoi ressemble votre quotidien?
Il ressemble à celui de toutes les femmes qui doivent gérer leur vie personnelle, à côté d’un emploi du temps professionnel chargé. Cela dépend vraiment des jours. J’enchaîne les préparations et les enregistrements d’émissions.

A côté de cela, je vais voir des spectacles, je lis beaucoup de livres, je fais du sport trois fois par semaine: de la natation, surtout, et de la marche.
 

Et le sommeil dans tout cela?
Je suis bien obligée de dormir. C’est une donnée importante pour être en forme, à la fois physiquement et psychologiquement. Quand je manque de sommeil, je ne suis pas au top moralement.
 

C’est cette hygiène de vie qui vous aide à mener à bien tous vos projets?
Quand vous faites de l’antenne et que vous avancez en âge, il faut bien être présentable. Mon hygiène de vie est importante, même si cela n’exclut pas la gourmandise et un bon verre de vin de temps en temps.

Mais à côté de cela, il faut être raisonnable. Se coucher assez tôt, faire du sport, etc. Je fais de la télé, il vaut mieux être souriante et en forme.
 

Au-delà de cette discipline, comment avez-vous fait pour évoluer pendant tant d’années dans le milieu très concurrentiel de la télévision?
J’ai essayé de faire mon travail le mieux possible et je pense qu’un lien s’est créé avec les téléspectateurs. J’ai eu la chance d’animer deux émissions quotidiennes pendant longtemps, donc il faut être à la hauteur de ce rendez-vous professionnel.

Probablement que j’ai répondu à ce que l’on attendait de moi professionnellement. En tout cas j’ai fait le maximum.
 

Vous écrivez également dans des magazines, notamment sur la thématique du «bien vieillir». C’est un sujet qui vous est cher?
Oui, je pense que cela tient à cœur à toutes les personnes qui avancent en âge. L’idée c’est de rester le plus en forme possible physiquement, intellectuellement, psychologiquement et de sans cesse avoir des projets: il faut toujours rester curieux et avoir l’impression que le meilleur est à venir.

C’est ma philosophie de vie. Je sais que j’ai encore plein de choses super intéressantes à faire.
 

Quel genre de projets?
De la télé, avec des émissions que je n’ai pas encore faites.

J’ai aussi envie de faire de la radio, écrire un autre livre et pourquoi pas un roman. Mais je voudrais également voyager, faire du bateau: pour résumer, j’ai énormément de projets!


Vous ne pensez pas du tout à votre après-carrière?
Si bien sûr, j’y pense mais je sais qu’il y a d’autres vies après la télé. Et je n’ai pas l’impression d’y arriver bientôt.
 

D’autres vies, comme celle d’auteure. Vous venez de sortir un autre livre «Il est temps de choisir sa vie!», que pouvez-vous nous en dire?
C’est un livre que j’ai écrit à la suite des six années passées à la présentation de «Toute une histoire», parce que j’avais envie de mettre sur papier ce que je faisais à l’antenne.

Avec les invités de l’émission, j’étais une sorte de médiatrice de psychologie entre une expérience personnelle et des experts. J’ai eu envie de le faire dans ce livre en partant de mon expérience, avec l’expertise de mon ami psychiatre Christophe Fauré. Le grand thème du livre c’est de puiser dans ses faiblesses pour en faire des forces.

Il faut être très lucide, ne pas être dans le déni mais dans le réel. Donc faire la liste de tout ce à quoi nous sommes confrontés, dresser la liste des émotions négatives qui remontent lorsque l’on traverse une épreuve. A partir de là, il faut savoir dans quelle direction aller, en choisissant une boussole et après il faut mettre de l’ardeur et de la conviction pour s’en sortir. Ce sont ces étapes que je décris.
 

Le titre laisse penser qu’il y a un moment à partir duquel on peut choisir sa vie. Vous avez l’impression d’être plus libre maintenant que quand vous aviez 20 ans?
J’ai l’impression de mieux me connaître, donc de faire des choix qui me correspondent mieux. Là où avant je me serais un peu laissée porter par le regard et les envies des autres, aujourd’hui je me sens plus près de moi. Je connais mieux mes qualités et mes défauts.

Cela dit, dans ce livre, je ne voulais pas parler de moi pour parler de moi, mais donner des clés pour aider les lecteurs. Je dirais qu’il y a deux choses à en retenir: ce n’est pas parce que l’on est fragile que l’on n’a pas de force. On peut puiser des forces dans ses faiblesses.

Et ce n’est pas parce que l’on n’a pas confiance en soi que cela doit nous empêcher d’avancer. Au contraire, il faut faire et se prouver des choses pour gagner en confiance.